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01

Mar

2019

Communique de presse Deulep Imprimer Envoyer

 

Projet alternatif - Les salariés de DEULEP pris au sérieux. Un projet plus que crédible !


Le 22 février, une nouvelle table ronde s’est tenue à la DIRECCTE (Direction Régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) de Nîmes.
Les salariés ont pu exposer leur projet de développement du l’activité du site à Saint Gilles et Port Saint Louis. Jusqu’alors, le site de Saint-Gilles dans le Gard produisait un alcool biocarburant de « première génération » issu de déchets viniques, le site de Port Saint Louis dans les Bouches-du-Rhône est un site de stockage.
La production d’alcool de « deuxième génération » permettrait d’étendre l’approvisionnement aux déchets lignocellulosiques (bois, pailles de riz, roseaux, lavandes etc…) présents en masse dans la région et actuellement brulés ou enfouis. Dans ce cadre, de nombreux contacts ont déjà été pris et se sont révélés très positifs.
Dans le contexte actuel, aux vues de l’essor de la bio-carburation, une autonomie énergétique peut être envisageable sur cette piste au niveau régional à partir de déchets. En effet, de l’approvisionnement à l’intégration dans les carburants en passant par la production, le périmètre n’excède pas 150 Kilomètres.
Cette démarche de valorisation de déchets à l'échelle locale a fait écho auprès du commissaire au redressement productif, des différents acteurs de la Région présents en force, du maire de Saint Gilles et de Port Saint Louis, de l’adjoint au directeur de la DIRECCTE et du secrétaire général de la préfecture.
Les deux représentants de CRISTAL UNION ont justifié la fermeture et le démantèlement de l’usine par la perte d’un contrat avec l’un de leurs fournisseurs sans pour autant, pouvoir remettre en cause la rentabilité du site et l’avenir du biocarburant de deuxième ou troisième génération.
La Conseil Régional a insisté sur le fait que la région était prête à investir dans toute forme d’innovations dont ce projet fait partie et qui correspond totalement aux ambitions futures en termes d’emploi, d’industrie et de développement durable.
L’ensemble des parties présentes autour de la table se sont rangé du côté des salariés et ont déploré la situation engendrée par Cristal Union.
Ne pas se précipiter a été le mot de tous à l’adresse des représentants de Cristal Union. De manière unanime, les différents interlocuteurs ont insisté sur le fait de persister et d’être patient afin que l’ensemble des pistes de repreneur soit exploité au maximum, les besoins environnementaux et sociétaux étant primordiaux dans la Région.
Ils ont également précisé qu’il appartenait, au porteur de projet de décider de relever le défi et qu’ils seraient de leur côté. Prendre le temps aujourd’hui semble évident au vu des enjeux sociaux, économiques et environnementaux d’autant plus qu’un repreneur potentiel est aujourd’hui en discussion avec la direction de CRISTAL UNION.
De plus, le secrétaire général de la préfecture a évoqué la possibilité pour le site de Saint-Gilles de voir naître un centre et de développement concernant la bio-carburation de deuxième génération.
Les salariés avec le commissaire au redressement productif, la fédération Agroalimentaire CGT et l’Union Départemental CGT comptent aussi creuser les autres pistes comme celle de l’expérimentation à l’échelle industrielle.
Enfin, les salariés ont gagné de Cristal Union le report d’un mois pour toute mesure de démontage de l’unité de déshydratation nécessaire à la production de biocarburant et de planifier une nouvelle table ronde le 22 mars afin de concrétiser les avancées sur ce projet.
C’est avec une satisfaction mesurée mais positive que l’ensemble des acteurs politiques, syndicaux et les salariés sont ressorties de cette rencontre avec à l’esprit d’utiliser ce mois supplémentaire pour développer toutes les opportunités et potentialités nécessaire à la pérennisation de l’outil de travail et l’emploi sur le site Saint Gilles et Port Saint Louis.
Nîmes, le 1er mars 2019